NOS MISSIONS

Les trois équipes de prévention spécialisée d’ACP contribuent à la réduction des phénomènes d’inadaptation sociale des jeunes. Par leur présence sociale, les éducateurs ont pour vocation d’aider les jeunes en risque d’exclusion et de marginalisation, de leur redonner confiance et de les réconcilier avec leur environnement et avec la société. Les éducateurs axent leur travail sur la prévention et interviennent dans de nombreux domaines de la vie des jeunes.

1. Présence et dialogue avec les jeunes dans l’espace public

Les éducateurs agissent sur un principe de libre adhésion des jeunes et de leur famille. Ils interviennent dans la rue, les squares, les porches d’immeubles, les cages d’escaliers et dans les espaces commerciaux. Leur présence stable, régulière et constante permet d’instaurer une véritable relation qui autorise la conduite d’actions en profondeur, qu’elles soient individuelles ou collectives. Le rôle de l’éducateur est structurant. Il représente aussi un rappel aux règles sociales.

2. Accompagnement

L’acte éducatif dans sa dimension sociale, représente un subtil équilibre entre l’accompagnement de la personne – qu’il s’agit de rendre autonome – et son intégration dans la société. L’action des éducateurs s’inscrit sous la forme d’activités régulières ou ponctuelles, d’organisation de loisirs, de séjours et de chantiers éducatifs. Toutes ces actions servent de support à la relation éducative individualisée, tout en agissant sur des groupes. L’accompagnement individuel est l’un des prolongements du travail de rue ou des actions collectives. Il consiste à apporter au jeune une aide concrète dans le cadre d’un soutien psycho-affectif, qui lui permet de comprendre la nature de ses rapports aux autres et à son environnement.

3. Réussite scolaire

Dans un environnement familial fragile, les enfants rencontrent très tôt des difficultés qui peuvent provoquer des conduites d’échec et les entraîner à long terme dans des processus de marginalisation et d’exclusion sociale. Que ce soit par des actions ponctuelles ou par un accompagnement au long cours du jeune, nous proposons prioritairement une approche de prévention des ruptures scolaires et un soutien des parents dans leur fonction éducative.

4. Insertion

Les équipes d’ACP entretiennent des relations régulières avec les différents organismes spécialisés dans l’orientation, la formation et la recherche d’emploi, particulièrement les Missions locales et les Espaces dynamiques d’insertion. Des chantiers éducatifs organisés durant l’année permettent également de sensibiliser les jeunes au travail et de les préparer, en les valorisant, aux exigences de la vie professionnelle.

5. Santé

Sans se substituer aux spécialistes, les équipes interviennent auprès des jeunes présentant des conduites à risque ou des troubles psychologiques ou mentaux. Le dialogue avec les jeunes et l’information restent les meilleures armes préventives. Les éducateurs orientent et accompagnent les jeunes vers les structures de soins appropriés. Ils fournissent les informations nécessaires au développement de la vie psycho-affective des adolescents et des adolescentes en aidant chaque jeune à se respecter tout en respectant l’autre. 

6. Bientraitance

Notre organisation de travail est pensée de sorte que nous ne pouvons pas nous retrouver seuls avec les jeunes. L’obligation de rapporter à l’équipe toute situations vécues sur le terrain avec les jeunes favorise l’aspect de bientraitance des jeunes. Le travail au sein des équipes « garantit » une forme relative de bientraitance.


Nous sommes vigilants sur le fait d’être bien traitants vis-à-vis des jeunes que nous suivons. Pour ce faire, nous avons quelques recommandations à présenter comme appui aux actions ou aux suivis. Il sera demandé de donner une liberté de choix aux jeunes, de personnaliser l’accueil et l’accompagnement en lien avec les singularités de chacun. Pour cela, nous demandons aux équipes et aux éducateurs d’écouter et entendre la parole des jeunes, de développer les possibilités de relations de coopération entre les jeunes et mettre en place des accompagnements dans le but de viser l’autonomisation sur le court, moyen, et long terme des personnes suivies.


Nous veillons à être attentifs au refus et à la non-adhésion du public pour adapter notre offre afin qu’un maximum de jeunes en situation d’exclusion puisse en bénéficier. Les éducateurs doivent prendre en compte le rythme des jeunes et l’ensemble de leurs besoins.


Il leur est demandé de créer les conditions d’une communication collective à propos des situations de suivi, afin que n’importe quel éducateur puisse apporter une réponse adaptée en cas d’absence des référents. Il nous faut favoriser un environnement propice à la prise de parole individuelle et collective. Les éducateurs doivent fixer des objectifs clairs avec les jeunes de manière collective ou individualisée afin de répondre à la singularité des suivis. Nous devons mettre en place des modalités de suivi réalistes, respectueuses des capacités et des rythmes de l’usager, et nous devons analyser en équipe les effets positifs et négatifs des actions mises en place en faveur des jeunes et effectuer en conséquence les ajustements nécessaires durant l’accompagnement.